les noirs

Les Noirs

Partout, dans le monde entier,
Les Noirs sont noirs et se posent la question
De leurs mérites par rapport aux blancs
Je dis les noirs sont noirs
Car il y a deux manières d'être noirs
La première est une question de pigmentation de peau
La seconde consiste à répondre
A tous les clichés qui font ce mot.



©Thierry François
# Posté le vendredi 06 juin 2008 05:38

trop mimi

trop mimi
c'est une image que j'ai trouvé sur le net, je ne sais pas qui est cette petite fille mais elle est trop belle, plus tard j'aimerai bien avoir le même. trop belle!!!!!

tous les articles qui suivent, traitent de la décoloration de la peau, du défrisage et de l'impacte sociologique et culturel que cela induit. je vous sonseil vivement de lire un des ces articles, ils sont tres interessants, ils nous aprennent bcp de choses.

comme vous le comprendrz bien assez tot je suis contre la décoloration de la peau. pour ce qui est du défrisage, c'est fini je suis piégée depuis longtemps. quand on a pris l'habitude de se défriser les cheveux c'est dificile de revenir en arrière. mais pour vous est-ce que se défriser les cheveux c'est une facon de renier nos orignes au même titre que la blanchiment de la peau?
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# Posté le vendredi 06 juin 2008 04:56
Modifié le vendredi 06 juin 2008 05:25

Peau noire, cheveux crépus, Histoire d'une aliénation

Peau noire, cheveux crépus, Histoire d’une aliénation
la pratique du défrisage, généralisée, et celle de l'éclaircissement, plus marginale, sont –elles du même ordre ?

Oui, le défrisage et l'éclaircissement de la peau sont toutes deux des pratiques désidentificatrices, dans la mesure où elles procèdent du même souci de "supprimer le stigmate". La peau noire et le cheveu crépu occupant, dans la culture occidentale d'abord, et dans celle des peuples dominés par les canons esthétique de celle-ci, le statut de "stigmates". La fréquence plus ou moins élevée (aspect quantitatif) de la pratique ne lui enlève pas sa signification sociologique. A l'origine, les Africains mis en esclavage se sont attaqués au cheveu crépu, qui était le caractère qui faisait le plus horreur au Blanc.

Que pensez-vous des personnes qui reviennent au cheveu naturel par « militantisme » ?

C'est une démarche qui demande une force de caractère extraordinaire.
les femmes qui se défrisaient vont à réapprendre à vivre avec leur texture naturelle, elles qui ont perdu l'habitude de les aimer tels quels, de les coiffer patiemment, de les soigner avec les accessoires adaptés, etc... c'est de processus de réinvestissement affectif qu'il faut faire état. Toutes n'y arrivent pas, la pression sociale leur paraissant insupportable. Celle qui y arrivent sont préparées psychologiquement à repartir à la conquête de soi. Pour s'aider, certaines s'investissent d'un discours militant, démonstratif et justificatif qui leur permet de résister au risque d'une éventuelle rechute... Passer le cap de l'acceptation pleine et entière de soi, elles n'ont plus besoin de l'artifice du militantisme pour assumer leur caractère racial : elles vivent désormais en paix avec leur cheveu et cela va généralement de pair avec une acceptation pleine et entière de leurs corps.
# Posté le jeudi 05 juin 2008 19:00
Modifié le vendredi 06 juin 2008 05:16

black is beautiful???

black is beautiful???
"Black isbeautiful, mais point trop n'en faut !"
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 18:05
Modifié le vendredi 06 juin 2008 05:22

Peaux noires décapées : les nouveaux visages pâles

Peaux noires décapées : les nouveaux visages pâles
A ce jour encore, les images des noirs de peaux mises en avant dans les grands magazines annonciateurs des tendances esthétiques ont un teigneux parti pris pour les noirs les moins noirs possibles. Black is pourtant beautiful, mais point trop n'en faut !

Les mouvements d'émancipation des peuples noirs, l'affirmation d'une conscience historique, ne ploieront guère cette loi d'airain de l'éclaircissement des indécrottables peaux trop foncées.

Les gracieuses décolorations des modèles et mannequins africains-américains, impeccables et on ne peut plus photogéniques contrastent nettement avec les décapages du pauvre...A l'éponge métallique au besoin !
Alors que tout se passe comme si les clivages sociaux et de niveau de développement trouvaient commerce sur les peaux noires, les champignons monstrueux, vergetures spectaculaires et infections cutanées aggravées deviennent une peinture faciale type en Afrique. Ici, le décapage emprunte aux recettes communes du quotidien, débrouille, survie, bricolage, imitation. Point de crèmes sophistiquées des grandes marques américaines, eaux de javel, savons acides, bouteilles écrasées, composent un cocktail explosif...mais la cause est si blanche.

Selon les pays africains, cette pratique omniprésente prend une signification accoudée aux réalités locales. Le cas le plus emblématique est celui des Congo, RDC plus spécifiquement. Les peaux non pas claires mais éclaircies ont une forte signification de mobilité sociale, elles représentent un droit d'entrée en société, une espèce de pièce d'identité...Par conséquent, les disharmonies physiques qui en découlent n'ont aucun impact quant à la réception sociétale de la pratique. Au contraire, elles traduisent un effort valorisant d'intégration. Il s'en suit des atrocités plastiques, des risques sanitaires et de graves maladies cutanées. Les contraintes de l'immersion dans un groupe aidant, les visages pâles pullulent, purulents et hideux, n'épargnant ni l'adolescence ni la proche vieillesse.

D'un autre côté, plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest notamment, semblent avoir enculturé le «xeesal» comme on dit au Sénégal, principalement pour des motifs de séduction, d'esthétique individuelle, dans un contexte de compétitions sentimentales. Il semble que le caractère imbriqué des sociétés, leur construction hyper-relationnelle et bouche-à-oreille, où l'importance du symbole et du regard des autres est à son maximum, contribue à faire galoper ces pratiques malgré les avertissements de quelques politiques et membres du corps médical.
Il s'agit de ne pas se laisser distancer par la voisine, la cousine, la belle-s½ur, il faut paraître au même niveau que tel lors de la fête de x, sinon on croira que...

De fil en aiguille, de boutons en pustules, les sociétés se fabriquent consciemment une laideur maladive qui masque leur beauté interdite.

Aux Etats-Unis, où l'histoire esclavagiste se confond avec la construction raciale et raciste du pays, les complexes de couleur et la ségrégation sont à la genèse du vivre-séparément-ensemble. Le rapport au blanc peut justifier plus directement qu'ailleurs les pratiques d'éclaircissement de peaux, de même que les stratégies historiques des premiers magazines qui offraient des pages de choix aux colored people. L'éclaircissement et le défrisage de cheveux jouent en couple comme affirmation sociale intra-communautaire et stratégie extra-communautaire de déguisement, afin de contourner, d'adoucir les barrières ségrégationnistes.

Les Caraïbes, à bien des égards des pigmentocraties, situent la peau noire au bas de l'échelle sociale, puisque la domination historique et esclavagiste est blanche, secondée par les métis et indiens. Le plus noir de la famille, qualifié de «teint Congo» par référence aux esclaves venus d'Afrique, est opposé au teint clair, «teint chapé», celui qui a échappé ou s'est échappé...

Le refus de la couleur noire ou l'attrait des peaux claires, inconscient collectif dominant, est symptomatique d'un traumatisme profondément ancré, qu'il faut travailler à oublier, à effacer. Il est aussi une inscription moins damnée dans la société, c'est-à-dire dans les positions qu'elle offre, avec ses conditions d'accès...dermiques y compris.

Une économie internationale spécialisée soutient ces phénomènes de défiguration et de production de masques sociétaux. En Afrique, les pays leader dans l'exportation de produits éclaircissants sont le Nigeria, pour le bas de gamme, l'Afrique du Sud, pour les gammes plus élevées. En Europe, la France et la Grande Bretagne sont de gros exportateurs, mais l'origine la plus prisée des produits reste les Etats-Unis.

Cette vaste entreprise d'éclaircissement des peaux noires, polysémique, traduit une continuité. Celle de peuples qui ont traditionnellement utilisé leurs corps et leurs peaux comme supports d'expression, d'esthétique ou d'écriture.

L'instrumentalisation du corps et des formes, toujours subordonnée au social, à la vie du groupe et au rapport à l'au-delà, permettait de consigner une lignée, de marquer des appartenances, de façonner des visages à l'image du groupe, des ancêtres, des dieux.


Akam Akamayong
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 17:56
Modifié le vendredi 06 juin 2008 04:51